Cosmétique · 2025 Projet personnel
Althéa
Une marque de cosmétiques naturels où l'identité vend un rituel plutôt qu'un produit.
01Le besoin
Althéa Botanicals est un exercice de style qui explore le territoire des cosmétiques naturels, un secteur où la concurrence visuelle est particulièrement dense. Feuillages, teintes sable, typographies fines : les codes y sont si partagés que les marques deviennent interchangeables en rayon.
La difficulté ne tient donc pas à trouver le registre juste, il est connu, mais à s’y inscrire avec assez de caractère pour rester identifiable. Une identité trop conforme disparaît, une identité trop singulière perd la caution de naturalité que le public attend.
L’objectif : incarner la douceur, la qualité et l’authenticité de produits formulés dans le respect du vivant, en visant une expérience sensorielle plutôt qu’un simple registre esthétique.
02La réponse
Le parti pris a consisté à traiter la marque comme un rituel plutôt que comme une gamme. Ce déplacement oriente chaque arbitrage vers le geste du soin et non vers la performance du produit.
Une typographie élégante et raffinée. Le choix se porte sur un caractère qui suggère l’attention portée au détail, registre du soin apporté plutôt que de l’efficacité promise. Il installe d’emblée un positionnement premium sans recourir au vocabulaire du luxe.
Des courbes douces. Les formes de l’univers graphique écartent l’angle et la rupture. Cette continuité traduit la lenteur et l’apaisement, deux notions centrales quand la marque invite à ralentir.
Une palette organique. Les teintes empruntent au végétal sans le citer littéralement. Elles fondent la crédibilité naturelle de la marque tout en laissant place à une touche artisanale qui la distingue des productions industrielles du secteur.
L’ensemble produit une impression de calme et de confiance. La promesse n’est pas celle d’un résultat, mais celle d’un moment.
03Le concept
L'identité repose sur un logotype seul, sans emblème. Dans un secteur saturé de feuillages et de brindilles stylisées, le parti pris consiste à faire porter le végétal par la lettre elle même plutôt que par un symbole rapporté.
Le caractère retenu appartient au registre des didones contemporaines, à fort contraste entre pleins et déliés. Cette alternance d'épaisseurs reproduit la pression d'une plume et donne au mot un mouvement organique, là où une graisse uniforme aurait produit de la rigidité.
Trois interventions écartent le logotype d'un simple réglage typographique. La barre du « A » s'étire en un trait incurvé qui traverse les premières lettres, comme une tige souple posée sur le mot. L'accent du « é » abandonne sa forme conventionnelle pour une feuille, seule concession figurative de l'ensemble, glissée là où l'œil ne l'attend pas. Et le « a » final se prolonge en une courbe qui referme le mot sur lui même.
Cette dernière ligature crée une boucle continue qui traduit le rituel, le geste répété du soin. Le mot ne s'arrête pas, il revient.
La mention « Botanicals » est posée en arc, dans un caractère linéal discret dont la simplicité contrebalance l'exubérance du logotype principal. Ce contraste entre les deux registres empêche l'ensemble de basculer dans le décoratif.
La déclinaison sur fond de feuillage sombre, en crème sur vert profond, démontre la tenue du tracé. Les déliés très fins restent lisibles en réserve, ce qui conditionne l'usage du logotype sur les photographies produit du packaging.
↘Les visuels




