Mode · 2023 Projet personnel
Snik
Une marque de sneakers en ligne qui doit se distinguer sans imiter les géants du secteur.
01Le besoin
Snik est une marque de vente de sneakers en ligne, destinée à une clientèle jeune et urbaine. Le nom, contraction de « sneakers », annonce déjà le positionnement par sa brièveté et son efficacité.
Le secteur de la sneaker pose une difficulté d’identité particulière. Il est dominé par quelques marques mondiales dont les signes sont universellement reconnus, et dont le vocabulaire visuel, fait de virgules, de bandes et de symboles de mouvement, est devenu la grammaire commune du domaine. Une nouvelle marque qui emprunte ces codes se condamne à ressembler à une imitation.
S’ajoutait une contrainte propre au commerce en ligne. L’identité vit d’abord sur des écrans de petite taille, en vignette de boutique, en icône d’application et en avatar de réseau social, où le détail disparaît.
L’enjeu : installer un univers urbain crédible auprès d’un public expert de ces codes, tout en construisant un signe qui appartienne en propre à Snik.
Dix mois après la création de l’identité, l’exercice s’est prolongé par la conception du site e-commerce de la marque. L’objectif : éprouver l’identité en situation réelle d’usage, et travailler les mécaniques propres au commerce en ligne.
02La réponse
La direction retenue mise sur l’économie plutôt que sur l’expressivité. Face à un secteur saturé de signes dynamiques, la retenue devient un écart.
Des lignes épurées. Le tracé écarte l’ornement et le mouvement figuré. Cette sobriété distingue Snik des codes dominants du secteur et lui donne un registre plus proche du prêt à porter contemporain que de l’équipement sportif.
Une typographie contemporaine. Le caractère porte à lui seul la modernité annoncée par le nom. Il installe l’univers urbain sans recourir au graffiti ni au lettrage de rue, registres devenus des raccourcis dans ce secteur.
Une lisibilité en petit format. La construction anticipe les usages réels d’une marque née en ligne, où le signe est le plus souvent vu réduit.
Le travail de branding pose un cadre cohérent sur lequel la marque peut s’appuyer, en alliant style et simplicité.
Une identité mise à l’épreuve de l’usage. Le passage au site a servi de test de robustesse. Un logotype qui fonctionne sur une planche de présentation ne survit pas toujours à un en-tête de page, une icône de panier ou une vignette produit. La conception de la boutique a validé les partis pris graphiques dans leurs contraintes réelles.
Un parcours d’achat avant une esthétique. Le travail a porté sur la structure des pages produits, le parcours utilisateur et la gestion du panier. Un site marchand se juge à la fluidité de son tunnel, pas à la qualité de sa page d’accueil.
Une mise en avant des visuels. La sneaker se vend par l’image. L’architecture des pages accorde donc au visuel produit la place qu’il occupe dans la décision d’achat, en réservant le texte à ce qui lève réellement un frein.
03Le concept
L'identité repose sur deux éléments distincts, un logotype autonome et une illustration de marque, qui fonctionnent ensemble ou séparément.
Le logotype est composé en capitales linéales grasses, très resserrées, avec un point final appuyé après le nom. Cette ponctuation transforme le mot en énoncé fermé, registre de l'affirmation plutôt que de l'étiquette. La graisse et l'étroitesse des lettres donnent une assise compacte qui tient à toute échelle, condition d'usage pour une marque vue en vignette.
L'illustration prend le parti inverse de la grammaire dominante du secteur. Plutôt que d'abstraire le mouvement en un symbole, elle représente la chaussure elle même, mais en tracé filaire, sans aucune surface pleine. Ce traitement écarte le risque du dessin réaliste, qui daterait avec les modèles, et donne un objet générique : ce n'est pas une sneaker en particulier, c'est l'idée de sneaker.
Le dessin est doublé par un décalage de contour. Une ligne verte et une ligne sable suivent le même tracé, légèrement désaxées l'une par rapport à l'autre. Ce dédoublement produit une vibration optique qui suggère le déplacement sans recourir aux traits de vitesse ni à l'inclinaison. Le mouvement naît d'un défaut de superposition, pas d'un effet appliqué.
La palette associe un vert désaturé et un rose sable sur fond noir profond. Elle s'éloigne des contrastes saturés du secteur sportif et rapproche la marque du prêt à porter contemporain, cohérent avec le positionnement mode plutôt que performance.
La baseline « Where style steps up » est posée en linéale étroite sous le logotype, dans un corps discret. Le jeu sur « steps » relie le pas à la montée en gamme, et donne à la marque une signature verbale aussi courte que son nom.
—Fonctionnalités
- Catalogue produits avec filtres
- Pages produits détaillées
- Panier et tunnel de commande
- Sélecteur de tailles et de coloris
- Mise en avant des nouveautés
- Version mobile





